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Lundi 19 décembre 2005



Mettre au monde un enfant a toujours été quelque chose de merveilleux.
Tout commence par une cellule unique, la cellule œuf. Celle-ci va se diviser en 2,4,8,16,32... Pour atteindre le nombre fantastique de centaines de milliers de milliards de cellules ! Au début de sa vie, chacun d’entre nous n’était donc qu’une et simple cellule, tellement petite qu’il faudrait un microscope pour l’observer. Nous étions si fragile, nous existions à peine. Nous avons été conçus, façonnés, dessinés, structurés, Dieu nous a donné un corps puis une âme.
Mais aux premiers instants de la vie nous étions un embryon. Celui-ci flotte dans la trompe qui relie l’ovaire à l’utérus puis il va migrer jusque dans l’utérus où une étape fondamentale va commencer : la nidation.



1) L’ADHERENCE ET LA TRIPLE « COINCIDENCE »



IL y a 14 siècles, l’obscurantisme régnait sur la planète mais la lumière de Dieu est venue illuminer l’humanité. Cette clarté débuta par la révélation de ces versets : « Lis au nom de ton Seigneur qui a créer. Qui a créé l’Homme d’une adhérence. » (sourate : al alaq, verset 96) A la lumière des connaissances actuelles, on saisit mieux la grandeur de ces paroles.
Cet embryon, poussé par une force invisible, va se fixer à la paroi de l’utérus comme une sangsue. Il va s’accrocher puis pénétrer dans la chair de sa maman en provoquant une hémorragie bénéfique pour l’embryon. Pourquoi bénéfique ? Car le sang dans lequel va baigner cet embryon sera sa source de nourriture et d’oxygène. C’est le début de ce qui deviendra le placenta. Cette étape qu’est la nidation est particulière. Pourquoi ? Comme le disent les embryologistes, c’est une étape qui nécessite une triple coïncidence ! Vous vous rendez compte ? Déjà une coïncidence c’est étonnant, mais là ce n’est pas une ni 2 mais 3 coïncidences ! Je pense qu’on ne devrait pas parler de coïncidences mais plutôt de coordination et d’ajustement divin.
Effectivement , pour que la nidation puisse se faire, il faut, à l’instant où l’embryon arrive dans la cavité utérine, que :

a) La paroi de l’utérus soit prête à accepter l’embryon. Les biologistes ont découvert que la paroi de l’utérus s’épaissit, s’enrichit en vaisseaux sanguins et en glandes fabriquant de la nourriture pour l’embryon uniquement durant la période d’émission de l’ovule. Ainsi l’utérus se prépare à accueillir un invité, l’embryon, en mettant à sa disposition tout ce qu’il lui faut pour vivre. Bien joué de la part de l’utérus ! ;-)

b) L’embryon arrive dans la cavité utérine au moment où il a atteint le nombre suffisant de cellules qui va lui permettre de s’accrocher à la paroi.



c) La vitesse de déplacement de l’embryon doit être telle qu’elle doit lui permettre d’arriver dans la cavité utérine au bon moment ! Si la migration de l’embryon était un peu plus lente ou rapide, tout serait faussé et la nidation serait impossible. Mais cette vitesse est calculée et parfaitement ajustée pour assurer la survie de l’embryon ! Mais calculée et ajustée par qui ?


Une autre particularité que présente la nidation est que le système immunitaire de la mère ne réagit pas contre l’embryon !
Il se trouve qu’il existe dans notre corps des cellules particulières, les leucocytes ou globules blancs, qui sont chargées de nous défendre contre les agressions extérieures. L’embryon étant génétiquement différent de la mère, il devrait normalement être reconnu étranger et donc être détruit. Mais ce n’est pas le cas ! L’action des globules blancs est limité quand il s’agit de l’embryon. Ouf ! Heureusement pour nous !

La dernière et non moins étonnante caractéristique que présente la nidation est le fait qu’elle se déroule sur un utérus dépourvu d’activité. Je m’explique : en période de non grossesse, l’utérus féminin est caractérisé par une activité contractile rythmique, c’est à dire que l’utérus se contracte régulièrement pour battre à sa manière , un peu comme le cœur. Vous comprenez donc bien qu’il soit impossible qu’un embryon puisse se fixer sur un utérus qui serait sans cesse en activité. Mais cela arrive parfois et c’est la fausse couche (mektoub). Comment donc cette activité de l’utérus est-elle stoppée momentanément ? Vous allez voir, c’est fantastique !
Dans un premier temps, à partir du moment où l’ovule est émis par l’ovaire, l’utérus arrête son activité. Comment cette première cessation d’activité peut-elle se produire ? La réponse est que l’ovaire va fabriquer une hormone, la progestérone, qui stoppe les contractions de l’utérus. Cette sécrétion de progestérone dure une quinzaine de jours, c’est à dire le temps qu’il faut pour que l’éventuel embryon puisse adhérer à la paroi utérine. Mais après ces 15 jours, l’ovaire arrête de fabriquer cette progestérone. Que va-t-il se passer ? L’utérus va-t-il reprendre son activité au risque de perdre le bébé ? Mais non, ne vous inquiétez pas, la tragédie ne va pas se produire. Comment ? L’embryon va prendre la relève. Il va fabriquer une hormone, l’ HCG (HormoneChorioGonadotrope) qui présente 80% d’homologie structurale avec la progestérone, c’est à dire qu’elle lui ressemble énormément ! C’est incroyable, l’embryon va sauver sa « peau » ! Alors qu’il n’est constitué que de quelques dizaines de cellules, il sait fabriquer la bonne hormone qui va lui sauver la vie : cet HCG va bloquer l’utérus pendant 9 mois ! Rendez-vous compte que cet embryon n’a ni cerveau, ni tête, ni bras, ni corps à ce moment là, ce n’est qu’en boule de cellules et pourtant il va synthétiser cette hormone vitale qu’il ne synthétisera plus jamais après ! Ne voyez-vous pas là quelque chose d’étonnant ?



Autre remarque : pourquoi cet HCG ne ressemble-t-elle pas à 100% a la progestérone ? Parce qu’en lui ressemblant à 80%, les biologistes ont découvert que les effets de l’ HCG sont meilleurs et plus durables que ceux de la progestérone ! Là vraiment, je ne sais pas ce qu’il faut de plus pour croire en Dieu.

Vous voyez ce travail de coopération ! L’ovaire fabrique la progestérone pendant 15 jours, le temps que l’embryon se forme, puis ce dernier prend alors la suite !
Pendant 9 mois qui suivent, protégé dans l’utérus, le fœtus va subir des transformations prodigieuses !

Enfin l’accouchement approche. La maman ressent des contractions au niveau de son utérus. Le fœtus ne fabrique plus de HCG, conséquence : l’activité utérine reprend. Tant mieux car ce sont ces contractions qui vont faire sortir le bébé. Mais peut-il sortir d’un passage aussi étroit que l’orifice génital ? Ne vous inquiétez pas madame, Dieu a pensé à tout ! Le bassin n’est pas constitué d’un seul os mais de plusieurs os reliés à l’avant et à l’arrière par du cartilage. Et à quoi cela peut-il bien servir, vous allez me dire ? Et bien, il se trouve qu’au moment de l’accouchement, le bébé poussé par les contractions utérines appuie sur le col de l’utérus qui commence à se dilater. Cette dilatation engendre un message nerveux électrique qui va se propager jusque dans le cerveau, au niveau de l’hypophyse, où là une hormone va être libérée. Cette hormone va agir sur le cartilage du bassin pour le rendre élastique ! Les os du bassin s’écartent alors et le bébé peut sortir !

2) UN GYNECOLOGUE INVISBLE

Il existe dans nos reins, les glandes qui fabriquent une substance, les catécholamines. Celles-ci sont fabriquées chez le fœtus au moment de sa naissance. Cette découverte a suscité l’attention des biologistes, pourquoi ? Vous allez découvrir comment le Créateur a fabriqué chez le bébé que nous étions, cette fameuse substance.

Cette hormone va provoquer un afflux de sang vers les organes vitaux que sont le cœur, le cerveau …
Elle a aussi pour rôle de faciliter la respiration. Il se trouve que durant toute sa vie utérine, le fœtus a ses poumons remplis d’un liquide qui facilite la formation des alvéoles nécessaires pour respirer normalement. Mais à la naissance, ce liquide doit disparaître pour laisser place à l’air. Ce sont les catécholamines qui permettent l’élimination de ce liquide pour faciliter la respiration du bébé !
A la naissance, le nouveau-né n’est plus nourri par son cordon ombilical mais par les réserves qu’il a accumulées pendant sa vie utérine, or il se trouve que ces réserves ne peuvent être utilisées par les cellules que grâce à ces catécholamines !

Enfin, le dernier rôle de ces hormones est que le nourrisson, à la naissance, sera bien éveillé, ce qui va faciliter l’établissement des liens affectifs entre la mère et l’enfant !
Il a donc été prouvé que la présence de ces catécholamines en grande quantité dans le sang du nouveau-né a pour but d’augmenter ses chances de survie !

Mais un fait étonnant vient s’ajouter, c’est que ce qui déclenche la production de ces hormones, c’est la compression de la tête du fœtus lors du travail de l’utérus, moment pénible et douloureux connu des mamans. Comme quoi, derrière un mal apparent, il peut se cacher un grand bien. Voilà, une sagesse de plus que nous enseigne notre Créateur !



[Mohammed Keskas, professeur agrégé de biologie-géologie]

 
 
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